16 mai 2017

Un designer Français chez Lego



Frédéric André, designer français de 33 ans, travaille depuis six ans à Billund (Danemark). Il fait partie de l'équipe qui a dessiné la dernière gamme de Lego, Nexo Knights, qui devrait être l'un des best-sellers de la marque à Noël. Portrait de ce designer français plein de talents !

frédéric andré lego
Frédéric André, designer chez Lego au Danemark


Frédéric André, designer chez Lego


Frédéric André montre avec fierté un vaisseau futuriste de Nexo Knights, le dernier-né de Lego qui comme c'est désormais la règle est accompagné d'une série TV et Web. C'est ce Français de 33 ans qui a conçu ce véhicule en forme d'arbalète, qui mêle un bleu royal et un orange très flashy. Cette gamme de jouets promet d'être l'un des blockbusters de la marque à Noël. Elle permet aux enfants de prolonger l'expérience de jeu sur Internet en téléchargeant une application gratuite. L'enfant scanne des boucliers dans le monde réel (via les épisodes TV et Web, les affiches publicitaires et les supports en magasins) ce qui lui permettent de décupler les pouvoirs de ses chevaliers dans le monde digital. Ce nouveau thème confirme la stratégie de Lego et les nouvelles boites proposées sont tout simplement très réussies, je vous laisse juger par vous même avec les liens ci-dessous.




Frédéric André, qui a l'air juvénile en jeans et baskets, fait partie d'une équipe de 250 designers basés au siège de Lego, à Billund. C'est là qu'ont été inventés tous les univers de la marque, dont les derniers, Ninjago, Chima et Nexo Knights. «Je ne sais pas dessiner, je suis nul sur un ordinateur!, lance Frédéric. J'imagine les modèles en prenant les briques en main et en construisant avec. Mon métier est de jouer avec des briques toute la journée!». Les jouets qui seront commercialisés à l'automne ont été pensés il y a un an. Aux créatifs, revient la tâche d'inventer des univers. Aux designers, celle de les mettre en musique. Les six premiers mois sont consacrés à la conception, les six suivants à la production. «Il faut s'assurer de la stabilité de chaque modèle, éviter qu'ils ne tombent une fois construits». De nouvelles pièces ont été créées pour Nexo Knights, très angulaires, sans courbe, pour donner une dimension robuste et futuriste au vaisseau. Tout au long du processus, les jouets sont testés auprès des enfants. «Lego a des centres de tests aux États-Unis, en Allemagne, en Chine et au Danemark, explique Frédéric André. C'est toujours très gratifiant, une fois le modèle abouti, de voir les enfants jouer avec et raconter des histoires autour».


«Ma spécialité, c'est le vaisseau spatial»


Frédéric André était destiné à travailler chez le champion mondial des briques en plastiques. «J'ai toujours construit des modèles le soir chez moi pour faire travailler mon imagination, raconte-t-il. Ma spécialité, c'est le vaisseau spatial». Il fait partie de la «communauté» Lego ; des millions de fans qui partagent leur passion via les réseaux sociaux. Frédéric, lui, poste ses créations sur Flickr.

C'est d'ailleurs comme ça qu'il a franchi le pas. Lui qui se destinait à devenir costumier de cinéma n'a pas pu résister à une annonce vue sur le site Internet de Lego. Il a envoyé des photos de ses créations. Convoqué pour un entretien, il a vite été recruté comme «model builder», avec treize autres personnes, sélectionnées parmi 40 candidats. Sa passion pour les thèmes de science-fiction l'ont notamment conduit à travailler sur Star Wars. Frédéric André a reçu ses premières briques à l'âge de deux ans, son père étant déjà fan de la marque. Il se souvient encore du nom de sa première boîte «de grand», le Cosmic Fleet Voyager. «Je me faisais offrir des boîtes pour obtenir de nouvelles pièces, je créais mes propres constructions avec», raconte-t-il. Sans surprise, il a déjà transmis sa passion à son fils de quinze mois. Il faut dire que son épouse partage son addiction pour les briques. Elle travaille comme coordinatrice du design chez Lego. Leur bébé a déjà une belle collection de Duplo, avec une préférence pour le tout dernier avec la baleine. «Il ne sait pas encore empiler mais il sait détruire!», s'amuse son père. Il ne devrait pas tarder à lui apprendre les rudiments de la construction.

J'espère que vous avez apprécié cet article (source: Le Figaro). N'hésitez pas à commenter ci-dessous.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire